Fixer des provisions pour charges justes : ni cadeau, ni cagnotte

Publié le 12 juin 2026 · règles vérifiées à cette date

Les provisions ne sont pas un chiffre rond choisi au feeling : la loi exige qu’elles soient justifiées, par référence aux résultats des régularisations précédentes ou, en copropriété, au budget prévisionnel. Bien calibrées, elles évitent les deux scénarios pénibles : le gros rappel que le locataire vit comme une punition, et le remboursement massif qui a financé votre trésorerie à crédit.

La méthode simple

exemple chiffré

Régularisation 2025 : 1 920,00 € récupérables (TEOM incluse).

Provision mensuelle 2026 : 1 920 ÷ 12 = 160,00 €

Le bail prévoyait 120,00 € ? L’ajustement se fait lors de la régularisation annuelle, décompte à l’appui.

Ajuster, c’est normal (et encadré)

La régularisation annuelle est précisément le moment de réajuster la provision pour l’année suivante, dans les deux sens. Un écart ponctuel se corrige ; un écart répété chaque année, jamais corrigé, fragilise vos régularisations en cas de contestation, et peut vous exposer à rembourser des provisions non justifiées.

Provisions trop basses : le vrai coût

Un rappel de 600 € en une fois passe mal, même parfaitement fondé : c’est l’origine de la plupart des conflits de régularisation. Mieux vaut des provisions réalistes et un solde proche de zéro qu’un « loyer attractif » qui prépare une dispute annuelle.

Le calculateur applique ces règles à votre situation (prorata jour-exact, postes du décret, alertes de délais) et affiche le résultat gratuitement.

Vérifier mes provisions avec un calcul réel

Sources

  • Art. 23, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (provisions, régularisation, décompte, justificatifs)
  • service-public.gouv.fr, fiche F947 « Charges locatives » (consultée le 12 juin 2026)